dimanche 6 février 2011

La femme et le Sanctuaire

La femme et le Sanctuaire
D’où vient la force de la femme ?


par Tali Loewenthal

Le but de la création est que la présence de D.ieu soit manifeste dans ce monde. La première expression de cela fut dans le Jardin d’Éden, où résidaient Adam, ‘Hava et avec eux se trouvait la Présence divine. Le monde, cependant, n’était pas encore prêt pour cela.

Comme nous le savons, Adam et ‘Hava péchèrent en consommant le fruit de l’Arbre de la Connaissance avec comme conséquence que la Présence divine fut cachée. D’autres fautes dans les générations suivantes, telles que le meurtre d’Abel par Caïn, contribuèrent à la dissimuler encore davantage. Toutefois, avec Abraham commença le processus de retour de la Présence de D.ieu dans le monde, qui se poursuivit avec Isaac, Jacob et les générations suivantes.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1124749/jewish/La-femme-et-le-Sanctuaire.htm

par Tali Loewenthal
Dr Tali Loewenthal est maître de conférence en Spiritualité Juive au University College de Londres et directeur du Chabad Research Unit. Il est l'auteur de Communicating the Infinite: The Emergence of the Chabad School.

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jeudi 27 janvier 2011

la Rabbanite Haya Moushka , epouse du Rabbi Loubavitch

par Shmuel Marcus (http://www.fr.chabad.org/)

Aujourd'hui 22 Chevat ( 27 janvier ) : Hilloula de la Rabbanite Haya
Moushka Schneerson


La Rabbanit ‘Haya Mouchka (Moussia) Schneerson est née à Babinovitch, près de la ville russe de Loubavitch, le 25ème jour de Adar, en 1901. Elle était la seconde des trois filles du sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak, et de son épouse, la Rabbanit Né’hama Dina Schneerson.

Lorsqu’elle naquit, son grand-père, le cinquième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Chalom DovBer, était en voyage à l’étranger et il télégraphia à son père, « ... Mazal tov pour la naissance de ta fille ...si elle n’a pas encore été nommée, elle devrait être appelée ‘Haya Mouchka (le nom de l’épouse du Tséma’h Tsedek [le troisième Rabbi de Loubavitch]). »

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1112838/jewish/La-Rabbanit-Haya-Mouchka.htm


Malka Schwartz - N’shei Chabad Newsletter


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mercredi 26 janvier 2011

Les hommes de la situation et les femmes de quoi ?

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Yanki Tauber

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Yanki Tauber
Et Moïse monta vers D.ieu. Et D.ieu l’appela de la montagne, en ces termes : “ainsi tu parleras à la Maison de Jacob et tu diras aux Enfants d’Israël...”

Exode 19, 3

“La Maison de Jacob”, ce sont les femmes ; “les Enfants d’Israël” ce sont les hommes… Enseigne les principes généraux [de la Torah] aux femmes et dis [ses] détails précis aux hommes.

Mekhilta, ibid.

En tant qu’êtres humains, nous sommes assujettis aux lois du temps, cette force sans visage qui nous conduit d’un passé qui s’efface, à travers un présent éphémère, vers un futur toujours fuyant.

En tant que Juifs, nous pouvons vivre une expérience plus intime du temps. Par un ensemble de Mitsvot liées au temps, la Torah nous donne la force de nous élever au-dessus de son déroulement homogène et de percevoir un terrain d’une grande diversité : un terrain marqué par les jours de travail et un Chabbat hebdomadaire ; les jalons annuels que sont le Choffar, la Soukkah et la Matsa ; les semaines désignées pour le compte de l’Omer, les jours pour mettre les Tefiline, les heures pour réciter le Chema et une kyrielle d’autres observances liées au temps. En tant que Juifs, l’entité « temps » elle-même devient un objet parmi d’autres dans la mission de nos vies qui est de développer la création de D.ieu, alors que nous pénétrons son flux monotone pour révéler sa nature diverse et exploiter ses différents potentiels.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/829910/jewish/Les-hommes-de-la-situation.htm

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dimanche 19 décembre 2010

Qu'est-ce qu'une mère juive ? L'exemple de Rachel

Quant à moi, quand je revins de Padan, Rachel mourut auprès de moi au pays de Canaan, lorsqu’une kibra de pays me séparait encore d’Ephrath ; Je l’inhumai là sur le chemin d’Ephrath qui est Beth-Lé'hem.

Genèse 48, 7

Ainsi a parlé l'Éternel : Une voix a retenti à Rama, une voix plaintive, d'amers sanglots. C'est Rachel qui pleure ses enfants, qui ne veut pas se laisser consoler de ses fils perdus ! Or, dit l'Éternel, que ta voix cesse de gémir et tes yeux de pleurer, car il y aura une compensation à tes efforts, dit l'Éternel, ils reviendront du pays de l'ennemi. Oui, il y a de l'espoir pour ton avenir, dit l'Éternel : tes enfants rentreront dans leur pays.

Jérémie 31, 14-16

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le judaïsme est transmis par la mère ? (Selon la Torah, on est juif parce que l’on est né d’une mère juive – ou que l'on s’est converti selon la halakha, la loi juive.)

Puisque nous y sommes, pourquoi l’homme a-t-il plus de commandements que la femme ? (Bien qu’elle puisse les accomplir, la femme est dispensée des mitsvot positives – « tu feras » – liées à une période particulière, comme le Loulav à Souccot, etc.)

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1018545/jewish/Quest-ce-quune-mre-juive160.htm

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Emmanuel Mergui

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1018540/jewish/Quest-ce-quune-mre-juive160.htm

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dimanche 21 novembre 2010

Et [Jacob] se leva cette nuit-là, et il prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants et passa le gué de [la rivière] Jaboc. » — Genèse 32, 23

« Mais où était Dinah [la fille de Jacob] ?1 [Jacob] l’avait enfermée dans une caisse verrouillée afin que Ésaü ne puisse porter ses regards sur elle. C’est pour quoi il a été puni pour l’avoir ainsi refusée à son frère. [Car, s’il l’avait épousée,] peut-être l’aurait-elle ramené vers le bien – et elle est tombée par la suite entre les mains de Chekhem. » —

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Ésaü avait été élevé dans le foyer le plus idéal qu’on puisse imaginer. Ses premiers souvenirs d’enfance évoquaient une vie passée en présence de son illustre grand-père Abraham, l’archétype de la gentillesse et de la pureté, qui supervisa personnellement l’éducation de ses petits-fils jumeaux et leur inculqua les fondements d’une vie spirituelle et pleine de sens. Lorsqu’Abraham quitta ce monde alors qu’Ésaü avait quinze ans, la vie du jeune homme se poursuivit en présence d’Isaac et de Rébecca et de son frère Jacob. Voir un tsadik (une personne vertueuse) ne serait ce qu’une seule fois a un intense impact sur une personne, or Ésaü passa des décennies avec les trois Patriarches ! Il serait difficile de trouver quelqu’un dans l’histoire dont l’éducation pourrait rivaliser avec la sienne, et pourtant, celle-ci n’eut que très peu d’effet sur l’insensible Ésaü.

Il serait difficile de trouver quelqu’un dont l’éducation pourrait rivaliser avec celle d’ÉsaüMais ce que ses parents et son frère, aussi saints qu’ils fussent, ne réussirent pas, il est probable que Dinah aurait pu l’accomplir. Bien qu’elle fût une très jeune fille, elle aurait pu motiver Ésaü – un homme possédant un immense potentiel irréalisé – à s’amender. Voilà une puissante démonstration de l’influence qu’une femme exerce dans son foyer. Nos Sages désignent la femme comme étant la « akéret habayit », le fondement du foyer, car c’est elle qui donne le ton de son foyer – non pas en prêchant ou en essayant de convaincre, mais en établissant l’environnement familial.

Il y a de nombreuses manières d’influencer les autres. La dynamique de la relation du maître et de l’élève joue certainement un rôle vital dans la construction d’une personne, toutefois il est largement reconnu que la simple transmission d’informations est la méthode la moins efficace pour motiver une personne à s’améliorer. Les parents jouent un rôle bien plus conséquent dans la formation de la personnalité de leurs enfants. Ils sont leurs premiers modèles, leur enseignant à travers l’exemple plutôt que par endoctrinement. Les valeurs qui guident leurs vies demeureront toujours profondément ancrées dans la psyché de leurs enfants. Malgré cela, les enfants ont une propension naturelle à se rebeller, à explorer le monde tout seuls pour parvenir à se forger leur propre éthique et leurs propres valeurs. La tendance innée qu’ont les enfants de rejeter les conclusions auxquelles sont parvenues les générations précédentes permet au monde de progresser constamment et de découvrir de nouvelles « vérités » – dont beaucoup seront réfutées par les générations ultérieures –, mais également limite l’influence que la génération plus âgée exerce sur les plus jeunes.

La plus grande influence est exercée par la femme qui fixe le ton de son foyer. Personne n’est hors d’atteinte de l’atmosphère qui règne dans sa propre maison. L’homme peut être plus volubile concernant son opinion, mais les valeurs qui dominent le foyer l’imprègneront petit à petit.

À l’évidence, Dinah avait une âme d’une puissance extraordinaire, car il n’est certainement pas recommandé qu’une femme commune épouse un Ésaü pour le corriger ! Cependant, l’histoire de Dinah nous édifie sur le rôle gigantesque que joue chaque femme dans la formation des caractères des membres de sa maisonnée.

Naftali Silberberg

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1353656/jewish/La-persuasion-dune-femme.htm

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dimanche 14 novembre 2010

La pudeur du langage de Rachel

Le sefer Yalkout Chim'oni donne une belle intreprétation de ce que peut être la tsniout en dehors du champs de l'habillement mais bel et bien comme une qualité (mida), une noblesse du comportement.
En effet, comme nous l'avons vu dans la paracha Vayetse, Yaakov a épousé Léa alors qu'il pensait épouser Rachel. Cette erreur est d'autant plus surprenante que Yaakov et Rachel anticipant le stratagème dont ils pourraient être l'objet, avaient convenu de signe de reconnaissance entre eux. Néanmoins, Rachel, soucieuse d'éviter à sa soeur un déshonneur si Yaakov découvrait qu'elle n'était pas Rachel, lui avait enseigné ces signes de reconnaissance.
A cet égard, le Yalkout note que c'est précisément par réserve (tsniout) que Rachel a transmis ces signes à sa soeur, et qu'elle acquit ainsi le mérite d'avoir Shaoul comme descendant. Lui-même eut une certaine pudeur (tsniout) quant à sa royauté et eut ainsi le mérite d'avoir Esther pour descendante. (Yalkout Chimo'oni I, 125).
Ces deux exmples rapportés par R. Mordechai Miller (Le Chabat Chiour) illustre la valeur à accordée à la pudeur verbale, la capacité à tamiser ses paroles et purifier ses sentiments.

vendredi 22 octobre 2010

La pudeur, la beauté et la sainteté

La féminité juive

par Tali Loewenthal


Ce qui est saint est également protégé et, dans une certaine mesure, caché. Le Saint des Saints, le lieu le plus intérieur du Temple de Jérusalem, était l’endroit du monde le plus sacré. L’une des manières dont sa sainteté s’exprimait était que personne ne pouvait y pénétrer, à l’exception du Grand Prêtre à Yom Kippour.

De la même manière, le rouleau de la Torah est saint. En temps normal, il est conservé derrière un rideau dans l’Arche Sainte. Quand le rouleau est extrait de l’Arche, toutes les personnes présentent dans la synagogue ressentent qu’il s’agit d’un moment spécial et se lèvent. Il est toujours enveloppé de son manteau et ce n’est que lorsqu’on le pose sur la bimah (la table de lecture) que ce manteau est ôté. Si le rouleau de la Torah doit être amené dans un autre lieu, on le recouvre généralement aussi d’un talith (châle de prière), ajoutant cette couverture supplémentaire pour souligner sa sainteté.

Notre paracha, la section de Vayéra (genèse 18-22), nous donne des enseignements sur la féminité : la féminité est sacrée, et possède une immense force spirituelle. La paracha nous dit aussi que la pudeur féminine est un des aspects profonds de la vie humaine, rendant la femme chère aux yeux de son époux.

La paracha commence par le récit de la visite de trois anges à Abraham. Ils sont déguisés en voyageurs. Ils demandent à Abraham : « Où se trouve Sarah, ta femme ? » Et il répond : « Elle est dans la tente. »1

Rachi, le célèbre commentateur biblique, révèle un sens dans ces mots qui peut ne pas être apparent de prime abord. Comme nous l’apprenons dans un autre passage de la Torah, Sarah était une femme de grande beauté.2 Dans l’affirmation qu’elle se trouve dans la tente, plutôt que de se tenir dans toute sa beauté devant les trois visiteurs, il y a une allusion subtile à l’idée que Sarah est pudique. Pourquoi les anges voulaient-ils faire allusion à la pudeur de Sarah ? Rachi répond : « Pour la rendre chère aux yeux de son époux. »

La pudeur exprime la beauté intérieure et évoque la spiritualité et la sainteté qui caractérisent la nature profonde de la féminité. D’une certaine façon, la femme représente la Chekhina, la Présence Divine dans le monde. La qualité de la féminité est le point de rencontre entre le physique et le sacré.

Les anges étaient venus dire à Abraham et Sarah que Sarah allait avoir un enfant. Peut-être l’allusion à sa pudeur, par laquelle ils la rendirent encore plus chère aux yeux de son époux, faisait-elle partie de leur mission.

La modestie est un idéal central dans la vie juive. Elle touche non seulement l’habillement, mais aussi à la parole et au comportement. Comme le définit la loi juive, la pudeur concerne aussi bien les hommes que les femmes. Mais dans la conscience populaire, elle s’applique particulièrement aux femmes. Elle exprime la beauté intérieure et aussi la force spirituelle de la féminité.

L’idéal de modestie ne signifie absolument pas que la femme doit être cachée de la société. Selon nos Sages, Sarah fut le modèle d’une femme qui enseignait aux autres et inspira spirituellement les femmes de son époque.3 La pudeur est une vertu importante, mais elle n’est pas poussée aux extrêmes que l’on voit dans certaines sociétés.

Plus loin, la paracha évoque la clairvoyance spirituelle de Sarah qui était bien plus importante que celle d’Abraham. D.ieu dit à Abraham : « Écoute la voix de Sarah et fais tout ce qu’elle te dit. »4 Rachi explique que cela signifie : « Écoute la voix de l’Esprit Divin en elle. Cela nous enseigne qu’Abraham était second après Sarah, en matière de prophétie.»

La Torah met donc en lumière plusieurs qualités de notre arrière-arrière-grand-mère Sarah : la pudeur, la beauté intérieure, la force d’inspirer les autres et la sainteté. Ces qualités, elle les a transmises à ses filles à travers toutes les générations.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1328435/jewish/La-pudeur-la-beaut-et-la-saintet.htm

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