dimanche 14 novembre 2010

La pudeur du langage de Rachel

Le sefer Yalkout Chim'oni donne une belle intreprétation de ce que peut être la tsniout en dehors du champs de l'habillement mais bel et bien comme une qualité (mida), une noblesse du comportement.
En effet, comme nous l'avons vu dans la paracha Vayetse, Yaakov a épousé Léa alors qu'il pensait épouser Rachel. Cette erreur est d'autant plus surprenante que Yaakov et Rachel anticipant le stratagème dont ils pourraient être l'objet, avaient convenu de signe de reconnaissance entre eux. Néanmoins, Rachel, soucieuse d'éviter à sa soeur un déshonneur si Yaakov découvrait qu'elle n'était pas Rachel, lui avait enseigné ces signes de reconnaissance.
A cet égard, le Yalkout note que c'est précisément par réserve (tsniout) que Rachel a transmis ces signes à sa soeur, et qu'elle acquit ainsi le mérite d'avoir Shaoul comme descendant. Lui-même eut une certaine pudeur (tsniout) quant à sa royauté et eut ainsi le mérite d'avoir Esther pour descendante. (Yalkout Chimo'oni I, 125).
Ces deux exmples rapportés par R. Mordechai Miller (Le Chabat Chiour) illustre la valeur à accordée à la pudeur verbale, la capacité à tamiser ses paroles et purifier ses sentiments.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire