Il est écrit dans le Talmud (Kiddouchin 30b) : J'ai crée le Yetser Hara (le mauvais penchant), mais j'ai crée la Torah comme remède!
Depuis tout temps le juif a pu se protéger des attaques du mauvais penchant grâce à l'étude de Torah, qui est un véritable bouclier contre ces agressions permanentes, et ce, sur tous les fronts. Voilà pourquoi l'homme est considéré comme responsable de ses actes.
Comme tout individu, même la femme peut être entrainée à transgresser certains interdits de la Torah : dire des paroles pouvant être considérées comme du Lachone Hara (médisance), l'envie de manger une nourriture qui ne remplie pas toutes les conditions d'une cacherout indiscutable, etc...
Cependant la femme juive n'a pas la Mitsva d'étude de la Torah? Il lui manque donc ce « remède » que les hommes possèdent! Si c'est ainsi, d'où vient la force à la femme juive de lutter et de résister aux agressions permanentes d'un ennemi aussi grand que le Yetser Hara?
La réponse est que la femme juive possède un « vaccin » contre ces épreuves et qui équivaut à l'étude de Torah : la tsniout, la pudeur!
Cette caractéristique, la tsniout, lorsqu'elle est pratiquée comme il se doit, englobe tout. La pudeur apporte à la femme juive une sainteté et une force tellement grande qu'elle lui permet de résister devant toutes ses attaques.
Le Gaon de Vilna dans son dernier périple qui devait le faire aboutir en Erets Israël, envoya une lettre aux membres de sa famille pour les renforcer, connue sous le nom de « la lettre du Gra » (Igueret Hagra). Dans cette lettre il avertit ces proches de ne pas tomber dans le piège de la colère, des disputes, de la jalousie et des autres mauvaises Midot (traits de caractère). Il parle aussi et surtout de la gravité du Lachon Hara et des paroles interdites. Vers la fin de la lettre, il écrit à sa propre mère en ses termes : « Ma mère que je chérie tant, je sais pertinemment que vous n'avez pas besoin de mes leçon de Moussar (remontrances), car je sais que vous êtes pudique ».
Le Gaon de Vilna savait que, par l'intermédiaire de la pudeur de sa mère, elle n'avait absolument pas besoin de se protéger de toutes ces mauvaises tendances humaines qui entraine l'homme à fauter. Il lui était évident que la pudeur exceptionnelle de sa mère était le « remède » contre l'ange le plus vieux du monde.
(Rav Don SEGEL, Mi Yarpé Lékha, p175
mercredi 5 mai 2010
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